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Janvier 2012 - Étalonnage/vérification : une surveillance accrue ?
Un article(1) sur notre site Internet a souligné certains problèmes liés à l'étalonnage et à la vérification.
Le premier porte sur les mots eux-mêmes : étalonnage et vérification ont des significations différentes difficiles à saisir, aussi bien en anglais qu'en français. Nous vous recommandons de relire cet article.
Un autre point que nous avons souligné est la "qualité" "d’étalonnages" successifs effectués par les utilisateurs eux-mêmes. Cet article donne un exemple basé sur trois radiomètres UV-A de la même Société.
Par conséquent, nous sommes très heureux de constater qu’au cours de la réunion NADCAP qui s’est déroulée en octobre 2009 à Pittsburgh, certains participants s’étaient inquiétés de cette "chaîne d’étalonnage".
"La demande suivante a été faite au Groupe de Travail pour les Systèmes Aérospatiaux de la Qualité (AQS)* :
- Est-il nécessaire d’examiner les certificats d'étalonnage pour s’assurer de l'exactitude et de vérifier que tout l'équipement mis en œuvre est correctement étalonné lorsque le matériel est étalonné par une source d'étalonnage interne ? Les deux documents, AC7004 et AS9100, exigent que les enregistrements des résultats d’étalonnage et de vérification soient conservés.
Il n'existe cependant aucune exigence écrite dans le système AQS imposant un examen de ces résultats."
En fait, ce point est TRÈS SENSIBLE, et les auditeurs ne disposent pratiquement d’aucun moyen pour être certains que l'équipement de mesure pour lequel on leur présente un "certificat d'étalonnage" a lui-même été étalonné correctement.
On devrait se soucier de ce point de plus en plus souvent, lorsqu’on sait que l’auditeur auditant, par exemple, une chaîne de ressuage, doit seulement vérifier que les documents sont conformes aux exigences. Comment un auditeur ou une auditrice peut mettre en question la capacité du "laboratoire", du "prestataire de services", qui a effectué l'étalonnage, à le faire correctement ? De nombreux "services d'étalonnage en interne" n'ont ni les moyens techniques requis, ni le personnel qualifié pour le faire.
Un autre point est le mot "précision" ("accuracy" en anglais). Une fois de plus, ce serait une bonne idée que les organismes d'audit, les auditeurs, les laboratoires d'étalonnage utilisent tous les mêmes mots avec la même signification. Trop de certificats pour les radiomètres UV-A, par exemple, affichent l'éternel "précision : 5 %"... qui, pour les gens rompus aux tolérances d'étalonnage, N’A AUCUN SENS. Les auditeurs ont trop tendance à rechercher ces "mots magiques" sur un certificat, tout simplement parce qu'on leur a dit que c'est la "preuve" que l'étalonnage est "dans les clous".
Nous serions heureux de recevoir des commentaires, en retour, concernant cet éditorial.
(*)Aerospace Quality Systems (AQS) Task Group.
Référence
(1) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Qualité de certaines prestations d'étalonnage, DPCNewsletter N°029, octobre 2010, sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info/site/fr/dpc-news/2010/152-dpcnews-029-qualite-de-certaines-prestations-detalonnage
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