French (Fr)English (United Kingdom)

DPC NEWS : un site d'information sur le ressuage et la magnétoscopie

DPC

Rechercher

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
Visites depuis Avril 2008

Inscrivez-vous

DPCNews


Recevoir du HTML ?

Historique de la magnétoscopie

Imprimer
Envoyer
Écrit par Administrator
Lundi, 01 Juin 2009 14:38

Par Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC

Juin 2008
Complété et actualisé en février 2012

ANNÉE

ÉTAPES IMPORTANTES

Antiquité grecque

Plusieurs millénaires avant notre ère, les Grecs anciens découvrent le magnétisme dans un minéral qu’ils appelèrent magnétite. Le nom ‘‘magnétite’’ vient de MAGNETOS (le grand mont), une montagne grecque riche en ce minéral.

Aux alentours de l’an 1 000

Les Chinois découvrent le magnétisme de la terre et la boussole.

XVIe Siècle

William GILBERT, médecin d’ELISABETH I d’Angleterre, montre qu’un globe uniformément aimanté peut produire un champ magnétique à deux pôles.

XIXe Siècle

BERGMANN (?-?), BECQUEREL (1788-1870) et FARADAY (1791-1867) découvrent que toute matière, y compris les liquides et les gaz, est affectée par le magnétisme, mais que peu y sont sensibles de manière notable.

1800

VOLTA découvre la pile électrique et, pour la première fois, observe les propriétés du courant électrique qu’AMPÈRE appellera les ‘‘émanations magnétiques’’.

1868

S.M SAXBY, un Anglais, décrivit, dans une publication, la détection de fissures longitudinales dans des tubes à l’aide d’une aiguille aimantée, donc sans particules magnétiques.

En orientant le tube dans la direction est- ouest et en le faisant tourner en maintenant l’aiguille à distance constante, il observa qu’une fissure produit une distorsion du champ magnétique induit dans la pièce par le champ magnétique terrestre, et par suite, une déviation de l’aiguille de la boussole. Cet effet, très faible, fut vraisemblablement amélioré en utilisant un aimant permanent. Il appela ce procédé ‘‘contrôle sans endommagement’’.

La première utilisation connue du magnétisme pour contrôler un objet.
La recherche de défauts sur des canons de fusil se fait
en aimantant le canon puis en faisant glisser une boussole dans le sens de la longueur du canon.

1879

L’Américain HERING appliqua cette technique aux rails de chemins de fer.

La sonde inventée par le physicien nord-américain E.H. HALL (1855-1938) fut largement utilisée en détection de fissures.

Fin du XIXe Siècle

Invention du magnétomètre, mesureur de champ magnétique.

1906

C.W BURROWS, un conseiller américain à l’American Bureau of Standards semble être le premier à utiliser un solénoïde pour détecter les fuites de champ magnétique.

Après la première guerre mondiale

Le Major William E. HOKE découvre la méthode de détection de criques par des particules magnétiques au cours de 1 ère Guerre Mondiale.

William HOKE réalisa que les particules magnétiques (copeaux métalliques colorés) pouvaient être utilisées avec le magnétisme comme moyen de localisation des défauts.

W. HOKE fut le premier à comprendre et à décrire le principe de la magnétoscopie: il observa que de fines particules magnétiques produites lors de la rectification de pièces en acier avaient parfois tendance à former des sortes de dessins très nets.

HOKE découvrit qu’un défaut de surface ou sous la surface dans un matériau aimanté provoquait la distorsion du champ magnétique et son prolongement au-delà de la pièce. Cette découverte vint d'une observation dans l’atelier des machines. Il remarqua que les résidus d’usinage de pièces en acier dur (maintenues par un mandrin magnétique au cours d’usinage), formaient des images à la surface des pièces qui correspondaient aux fissures sur la surface. Appliquer une fine poudre ferromagnétique sur les pièces provoquait une agglomération de poudre au-dessus des défauts et formait une indication visible.

Aux USA, HOKE remarqua que de fines particules magnétiques, produites au cours de la rectification de pièces en acier s’accumulaient dans les pertes de métal dues à l’usinage, dès lors que des mors magnétiques étaient utilisés.

Plus tard, DE FOREST, toujours aux USA, entreprit une étude systématique du phénomène décrit par HOKE : son idée la plus importante fut d’utiliser un courant électrique de forte intensité pour générer le champ magnétique, jusqu’alors produit uniquement par des aimants permanents. Il observa également que la détection des fissures dans une direction donnée était bien meilleure si les lignes du champ magnétique étaient le plus possible perpendiculaires au plan des fissures.

L’utilisation d’un courant électrique permet de satisfaire plus facilement à cette exigence car il est parfois possible alors de choisir la direction des lignes du champ magnétique. De plus, le passage direct du courant dans la pièce, selon une idée de DE FOREST, produit une aimantation circulaire pratiquement impossible à obtenir avec un aimant.

Au début des années 1930

La magnétoscopie (MT) remplaça rapidement la méthode à l’huile et à la craie (forme primitive du ressuage) comme méthode de choix de l’industrie ferroviaire pour contrôler les chaudières des moteurs à vapeur, les roues, les essieux et les voies.

1934

C.E. BETZ invente le TOOL STEEL RING, ancêtre du KETOS RING (Aerospace Standard AS5282).

1934 et 1935

DE FOREST : Premiers brevets sur les particules magnétiques, de dimensions et caractéristiques magnétiques diverses, revêtues d’une substance lubrifiante ; et des particules revêtues d’une substance non magnétique.

1935

C.E. BETZ : amélioration de la formulation et de la fabrication des poudres et des pâtes utilisées dans la méthode humide.

1937

Sonde du physicien allemand Friedrich FÖRSTER (1908-1999) pour la détection de très faibles distorsions des champs magnétiques par les fissures.

Générateur portable (courant alternatif) pour le contrôle de pièces ferroviaires.

À partir de 1938

Au cours de la deuxième guerre mondiale, le procédé fut massivement utilisé dans l’industrie aéronautique.

1940

Projecteur (UV-A) doté d’un filtre séparé en verre de Wood.

1941

Générateur portable (courant redressé une alternance) et pulvérisateur de poudre magnétique.

Particules magnétiques fluorescents.

1942

TOOL STEEL RING, ancêtre du KETOS RING (Aerospace Standard AS5282) utilisé dans l'industrie.

À partir de 1950

Générateurs d’aérosols pour produits de magnétoscopie.

Vers 1950

Témoin de Berthold.

Témoin ASME (Pie gage).

1953

Premier appareil de contrôle par magnétoscopie conçu en France.

1960

Banc magnétoscopique avec commande manuelle à plots et affichage à aiguille.

Vers 1960

Témoin FLUXA.

Témoin MTU N°3 inscrit bien plus tard comme pièce de référence type 1 de la norme ISO 9934-2: 2002.

Vers 1970

Mesureur de champ magnétique tangentiel à cadre mobile. (le FÖRSTER 1580 fut longtemps considéré comme appareil de référence en Magnétoscopie).

1972

Procédé de magnétoscopie par champ tournant sur banc.

1975

Réglage de la puissance de sortie du générateur de courant par gradateur à thyristors en remplacement des transformateurs.

À partir d’octobre 1978

Dosage des halogènes (chlore, fluor, puis brome) et du soufre dans les produits de magnétoscopie, selon les exigences du code RCC-M.

Vers 1980

Témoins BURMAH CASTROL™.

Combiné numérique radiomètre/luxmètre.

1985

Banc magnétoscopique avec commande à réglage continu par thyristors et affichage et minuteries numériques.

KETOS RING (Aerospace Standard AS5282).

1988

Michel TOITOT, un Ingénieur français, invente le ‘‘Témoin C’’, inscrit plus tard comme pièce de référence type 2 de la norme ISO 9934-2: 2002.

1990

Mesureur et analyseur numérique de champ magnétique tangentiel. Ces appareils tels que l’ADC3 étaient enfin capables de mesurer des champs magnétiques efficaces vrais dit "TRMS" (True Root Mean Square) avec des formes de champ très éloignées de la forme sinusoïdale, comme celles générées par un banc de magnétoscopie à réglage par thyristors.

Vers le milieu des années 1990

Procédé par champ tournant généré par des têtes magnétiques alternatives sur banc magnétoscopique.

1993

Procédé de magnétoscopie sans contact par champ tournant en chambre 2D ou 3D.

1995

Apparition des premières têtes magnétiques alternatives en France (déjà utilisé depuis plusieurs années à l’étranger en particulier en Allemagne) et démocratisation du procédé de magnétoscopie par champ tournant sur banc.

Projecteur (UV-A) doté d’un ventilateur de refroidissement et d’un filtre séparé en verre de Wood.

1996

Carte magnétique pour tester les produits de magnétoscopie.

1997

Premier banc de magnétoscopie proposant un système de régulation (a permis la fiabilisation du process).

1999

Projecteur (UV-A) à vapeur de xénon.

Banc magnétoscopique avec interface par pupitre opérateur avec création de "recettes" et régulation par automate.

11 février 2002

Procédé de magnétoscopie sans contact par passage de courant induit.

11 février 2002

Procédé de magnétoscopie sans contact par passage de courant induit.

2003

Mesureur de champ magnétique tangentiel de poche (ANALYSSE®). Appareil miniaturisé et très perfectionné.

2004

• Informatisation du poste de pilotage.
• Écran tactile convivial et adaptable.
• Création et mémorisation de "recettes".
Régulation adaptative.

À partir de 2006

Sources ultraviolettes à diodes électroluminescentes (LED).

Mis à jour ( Dimanche, 15 Janvier 2012 07:03 )